Uncategorized

En vrac


J’aimerais vous raconter que j’ai passé un week-end at Grey’s Anatomy avec le beau McDreamy mais la réalité des hôpitaux est autre. L’hôpital est un monde d’angoisse, de souffrance, de peur, d’attente. Il n’y a plus d’heures, plus de repères. Il y a des femmes et des hommes en blanc et vert qui ordonnent ce monde, le dirigent – ils marchent vite, agissent vite, répondent vite – le seul maître est l’efficacité. Ici chaque mot compte, les mots pour le patient, les mots pour le médecin: être calme, pausée, souriante avec l’un, et concise, précise, rapide avec l’autre. On ne fait rien, on attend d’autres examens, d’autres décisions, d’autres diagnostiques. On en sort épuisée, lessivée.

C’est un monde qui n’invite ni à la rêverie, ni à la futilité et pourtant j’ai tout à coup une folle envie de légereté: «Seize the day» ou « Cueille le jour présent, en te fiant le moins possible au lendemain…».
J’ai envie de rien et de tout, j’ai envie d’être inconséquente, de faire ce qui me plait, de devenir libraire, de me promener, de lire, d’avoir du temps, de me rouler dans l’herbe, de sauter dans la mer, de partir à Rome, de galoper en forêt, de casser le réveil, de m’acheter un vélo, de ne rien faire.

Ce qui me fait penser à ce film «Quatre étoiles» – Isabelle Carré, sage et gentille prof, hérite d’un petit pactole, pas la cagnotte du Lotto mais de quoi souffler un peu…elle pète un plomb et n’en finit plus de le péter pendant tout le film. J’y repense, je ne serais pas capable de faire ça, je penserais: économie, investissement… Je me paierais un beau cadeau et puis, je serais sérieuse et raisonnable….
Comment se libérer d’une éducation qui inculque les responsabilités, les devoirs, le travail ?
«Tu seras indépendante ma fille» me disait mon père. Tu seras libre d’envoyer ton mari à la gare s’il ne te respecte pas. Ce que tu as dans la crâne personne ne te l’enlèvera. Le monde appartient à ceux qui se lèvent tôt. Et l’insulte suprême «être une demi cuite», ce qui veut dire ne pas avoir de cran, ne pas s’accrocher, abandonner trop facilement, ne pas tenir bon.

J’aimerais pouvoir m’asseoir au bord de la route, regarder les vaches et les trains. Mais je ne peux pas et je ne sais pas. La fille de son père, l’image de sa mère….

Publicités

14 réflexions au sujet de « En vrac »

  1. Je déteste les hopitaux: j’y ai passé les heures les plus sombres de ma vie.On est loin des hopitaux des series TV! J’espère que les nouvelles sont rassurantes ,je pense beaucoup à ton papa et aussi à ta maman si courageuse qui aurait mérité un peu de sérénité.

    J'aime

  2. Je pense fort à toi ma belle, je sais ce que tu ressens passant le plus clair de mon temps à l’hosto aussi en ce moment:-)Mais tiens le coup, les jours meilleurs t’attendent!

    J'aime

  3. Je n’ose te demander pourquoi tu as passé du temps dans un hôpital, je me doute que ce n’était pas par plaisir et j’espère que cela va s’arranger.Malgré tout, les séries donnent une meilleure image des médecins, ils sont plus humains qu’on veut le croire et les voir douter, se poser des questions ou galérer dans leurs vies privées, ça fait du bien aussi.Je me souviens d’une réplique de Miranda Bailey à George où elle lui disait qu’elle n’avait pas le droit à l’erreur, que si elle commetait une erreur, son patient mourrait. Son mari commetait souvent des erreurs dans on travail et pourtant, personne ne mourrait. Ca fait réfléchir…Quand à regarder passer les trains, pourquoi ne pas essayer un peu ? Pendant une pause au boulot ?Douces bises réconfortantes.

    J'aime

  4. J’espère aussi que les nouvelles sont rassurantes. Même quand l’envie d’envoyer tout promener est là, on ne peux pas et je crois qu’on est assez nombreux dans ce cas là… Mais il faut parfois se laisser le temps, ralentir pour regarder passer le train ou pour déguster un bon café en terrasse et faire partager ses petits moments de plaisir si importants.

    J'aime

  5. Bon… merdouille… passer son we � l’hosto, ce que qqch de pas agr�able t’arrive… je voudrais t’�pargner mais j’ai pas le bon pouvoir magique…En revanche, je peux te donner un petit conseil : et si tu essayais juste une fois, un jour, de t’asseoir et de regarder les trains passer ?… Un matin, le r�veil sonne, tu l’�teins, tu prends le t�l�phone, et tu dis � (la secr�taire de) Ducon&Co : « j’ai une crise de foie, je serai l� demain », tu raccroches, tu t’�tires dans ton lit, tu sens vivre chaque membre de ton corps, tu prolonges ta nuit un petit peu ou tu d�cides de te lever tout de suite, bref tu fais comme tu veux : l’essentielm �tant de profiter de cette journ�e vol�e au temps, rien qu’� toi, pour toi… juste une journ�e…Moi je fais �a une fois par an et c’est vital.Plein de courage � toi Miss Zen…

    J'aime

  6. Mousse : les nouvelles ne sont pas mauvaises…Cel : bras dessus, bras dessous, à deux dans cette galereClo : j’espere rien de trop grave bien que l’hosto c’est rarement pour du banal. merci pour ton soutientShopgirl : c’est mon papa…il est solide mais pas invincible. Tu sais les médecins, il y a des sales cons et des génies. Certains ont mon admiration et ma reconnaissance éternelles et d’autres mon poing sur la….. Je vais plutot essayer de regarder passer le trainTrompoline : n’est-ce pas ironique de la part de Miss Zen : ne pas parvenir à regarder passer les trains… je sais que chez moi tout est dans le rythme des que je le perds, je m’enliseLily Plume : tu as raison ne pas perdre ces reves de vue sinon on s’endort et on s’ennuieLoukoum 1er : moi la santé c’est OK, c’est mon papa…j’arrive sur ton blog…Le Chat : tu es une mine si on ecrivait un livre « Entubons Ducon & Ducon » ?

    J'aime

  7. avec mes hémorragies, je m’y retrouve souvent. en fait tout dépend de l’interne sur qui tu tombes, la dernières fois, sympa, elles étaient 2, une m’a tenu la main tout le long, ET SANS GANTS, pour sentir la peau contre la peau, pour que je sois rassurée.pas trop grave ton pb ?bises

    J'aime

  8. je pense que je n’aime pas les hôpitaux mais quelle leçons de vie …des patients pleins de courages des parents qui gardent tout leurs énergies et tout ceux qui soignent et s’occupent des malades et avec l’aide de fanfan et de zen je me sens plus forte bisous

    J'aime

  9. Pour moi les hopitaux font prendre conscience de notre vulnérabilité… envie de partir en courant, de goûter au plaisir de la vie dont on ne profite jamais assez. Plein de courage dans ces épreuves miss. 1000biZ

    J'aime

  10. A toutes les 4, je suis super désolée de ne pas avoir répondu plus vite, un peu distraite, un peu indolente avec la chaleurKhey, non c’est mon papa mais il est tres bien soigné et il va mieux-merciAnonyme : énérgie et force, je connais quelqu’un qui n’en manque jamais….Magicwakame : tu es mon ange perso, je te téléphone dans la semaine mais tout va bien. Love.Pecheframboise : comme tu as raison, c’est vrai que tout est plus « gouteux », « riche » en sortant de ces endroits. Biz

    J'aime

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s