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Il etait une fois dans le Perigord


Je reviens d’une douce parenthèse dans le Périgord.
Je vous avais déjà parlé de cette maison rêvée : un bonheur. Pas un détail qu’on n’ait envie de photographier – tout y est simplement parfait. Cette petite cour en gravier derrière notre chambre, les murs de lierre, les rosiers, les petits bancs, et cette table en fer blanc sur laquelle j’ai commencé à écrire, sur laquelle j’ai imaginé mes premiers embryons de personnages. Il y a des petites tables partout qui invitent à lire, à feuilleter, à écrire. Cette maison est comme un bon livre, on n’en sort qu’avec regret. Chaque page est un décor parfait, chaque page est un songe. Cette maison vous emmène loin des réalités, en dehors du temps.

J’ai pris à nouveau un immense plaisir à regarder les photos de M. Dambier –, il faudrait l’appeler Georges, mais voilà : respect. Regarder les photos avec le « maître » et essayer d’apprendre un peu de son « œil ».
Un livre sortira à la rentrée, qui reprendra quelques-unes de ses plus belles photos : juste à temps pour mon anniversaire !

Quelques mètres plus loin, sur la route de Sourzac, se trouve un endroit bien différent : Le Relais de Gabillou. C’est un restaurant. On pourrait très bien réussir sa vie sans aller y manger mais pour ceux qui n’ont pas connu la fin des années Pompidou et les années Giscard, ce restaurant est un musée. Le temps y a suspendu son vol – il ne manque plus que Pierre Mondy et Louis de Funès dans le décor. Mon castor se passerait très bien de cet endroit, mais moi j’adore.
J’ai un peu l’impression de rentrer dans la salle à manger de mon arrière tante : Marraine Gâteau, la bien-nommée. Des meubles hérités de génération en génération, des tissus lourds, de l’étain : certains diront que c’est triste comme un 1er novembre, enfin disons que ce n’est pas guilleret, mais j’aime cet effet « retour dans le passé ».
La cuisine est cette cuisine du terroir à l’ancienne faite de beurre et de crème, qui n’a pas peur de proposer des « gratons de canard », un truc à vous faire exploser votre taux de cholestérol pour les 6 prochaines années. Une petite dame aux cheveux gris s’occupe du service et elle aussi, c’est un monde englouti à elle toute seule. Je lui trouve une vague ressemblance avec Jacques Delors : une arrière-cousine périgourdine ? (mon castor s’esclaffe). Elle trottine d’une table à l’autre dans ses vieilles sandales bleu marine, sa jupe sous le genou : attentive, discrète à la limite d’une grande timidité. Elle semble un peu triste et fatiguée comme son restaurant.
Allez comprendre pourquoi, mais dans cet endroit, je n’ai même pas besoin de mon verre de Monbazillac d’automne, ni de la bouteille de Pecharmant pour devenir turbulente et espiègle comme la petite fille de 7 ans qui sautillait sur la chaise du salon de Marraine Gâteaux….

Elle est belle la vie dans le Périgord, même quand il y pleut.

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17 réflexions au sujet de « Il etait une fois dans le Perigord »

  1. Un éphémère parfum d’éternité, entremêlé d’une anachronique larme d’intemporalité… beau comme un volcan de cristal et de satin.

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  2. Belle étape périgourdine. Vous aviez tout pour être bien.Tu as raison c’est l’ambiance des années 70 dans ton Restau ! Un film de Chabrol aurait pu y être tourné non ?Bonne journée Miss Zen.

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  3. Marie Helene : c’est bientot l’heure, c’est toujours l’heure de se faire un petit plaisirFlabber : il ne serait pas faux de dire que le Perigord t’inspireIlou : oh oui cette région me fait beaucoup de bien – tout y est plus lent et ca fait du bien.Nina : c’est vrai la tete, les muscles, le ventre : tout se détendMissBrownie : merci, au plaisir alorsLila : merci mer, merci !Trompoline : c’est ce qui fait l’ame d’une maison et qui évite le coté chambre d’hotel Hilton.Rosemary : belles origines alors !Fauvette : tres juste, bien vu !!!Lili : merci et grosses bises a toiFicelle : fait pour vivre en majuscule….vivre mieux.Elsa : n’hesites pas, surtout hors saison, les paysages sont magnifiques, c’est un condensé d’histoires et normalement il fait beau….Frieda : surveille ta ligne, nous sommes a quelques encablures du maillot !Dicey : c’est ce que j’aime vraiment dans cet endroit l ‘impression de retrouver un bon rythme, celui de la belle vie

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