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Vouloir moins, profiter plus ?

Ma vie de poule pondeuse et de mère au foyer se rapproche à grands pas…
Je l’attends avec impatience et soulagement. Mais je me mentirais si je n’avouais pas une pointe d’angoisse…
Je n’ai certainement pas peur de m’ennuyer ou de regretter une vie plus active. Je crois que le petit taureau s’occupera très bien de mon agenda.

Jusqu’à présent, je vivais très confortablement avec mon salaire, me payant des petits plaisirs sans trop y réfléchir. Je ne sais pas encore exactement combien de temps, je ferai une pause, je ne sais pas encore quand, ni comment je repartirai sur le chemin du boulot, mais je sais que je devrai faire quelques sacrifices. Ces derniers temps, j’ai beaucoup sollicité mes pauvres neurones sur le sujet. J’ai trouvé la réponse dans le grenier de mes parents : j’étais montée dans ce lieu enchanté de mon enfance pour retrouver un dessin de mon grand oncle.

J’ai commencé à ouvrir les boîtes un peu au hasard et tout à coup des milliers de souvenirs sont venus tourbillonner autour de moi : des heures et des heures à jouer, imaginer, rêver…
Et je me suis souvenue du bonheur que j’éprouvais à jouer encore et encore avec la même vieille toupie, la bonne vieille boîte de Lego, les vieux patins à roulettes hérités de mes cousins, ma poupée Tinie.
Il y avait un tel bonheur dans ces quelques jouets : je n’en possédais pas 1000, ni 100 et je n’aurais pas éprouvé la même joie si j’avais été noyée sous les joujous. C’est dans le manque, la rareté que je puisais mon imagination, mes rêves, mes jeux.

Je ressens de plus en plus ce plaisir des choses rares. J’ai beaucoup vidé, donné pour faire de la place. Je retire de ce moins une vraie satisfaction, je profite mieux de chaque objet. Je repense à ce gros peignoir rose pour lequel j’avais économisé lorsque j’étais étudiante : j’en tirais un tel plaisir chaque fois que je l’enfilais. J’avais mûrement réfléchi cet achat et quand il fut à moi, je le trouvais absolument parfait. Il est, aujourd’hui, troué et élimé. Je n’ai pas eu le cœur de le jeter, il repose dans la cave comme une relique. Désormais, j’ai 3 autres peignoirs ; aucun ne me donne jamais le même plaisir…
L’année dernière mon castor m’a offert une très belle écharpe en cashmere : j’ai donc décidé de ne garder que celle la et de donner toutes celles achetées sur un coup de tête au Monop, à la Redoute ou ailleurs. Je ne le regrette jamais, je n’ai plus qu’une écharpe, mais elle me suffit et me comble plus que toutes les autres.
Alors voilà, je me dis qu’il y aura certainement des moments où je voudrai me payer un massage 5 étoiles dans un bel institut, où je ne pourrai pas mettre dans mon panier cette étole ou ces pantoufles. Je devrai réfléchir, compter souvent mais je sais que ces petites frustrations seront bien vite digérées, voire oubliées. Ces achats mécaniques me consolaient quelques brefs instants de toutes les frustrations et les sacrifices avalés du lundi au vendredi. Frustrations qui seront bientôt derrière moi…
La suite au prochain épisode ?

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14 réflexions au sujet de « Vouloir moins, profiter plus ? »

  1. Je ne peux qu'approuver ton raisonnement ! J'ai fait pareil pour mes lunettes de soleil chéries : là où tout le monde voit des lunettes  » présidentielles  » ( 😉 ), je vois les quelques heures de cours dispensées et économisées pour me les payer 🙂

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  2. C'est un peu toute la société de ce jour que tu résumes…Tout ce que l'on devrait apprendre à faire. On croûle sous l'Avoir…Il serait bon, maintenant, de s'occuper un peu de l'Etre. Toutes les richesses sont en nous et si nous accumulons les possessions, c'est parce que nous ne sommes pas en lien avec ces richesses intérieures…Je te souhaite de puiser en toi (et forcément en ton petit futur)tout ce qu'il faudra à ton bonheur…

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  3. J'approuve aussi! Le déménagement étant imminent (et ma grosse trouille aussi), il faut redistribuer le budget (location du camion notamment) et je me dis que je dois me contenter de ce que j'ai! 🙂
    Et puis, c'est une bonne façon d'apprécier d'autant plus les choses que l'on possède!
    Jolie leçon… 🙂

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  4. Quand on a un enfant, après on a beaucoup plus envie de dépenser pour lui que pour soi 😉

    Je n'ai jamais été dépensière. Je me contente de peu mais j'aime que mes enfants aient tout.

    Enfin niveau vêtements, vu comment ils finissent, je ne prends pas de la marque coûtant un bras…

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  5. Tu sais Miss Zen : 1/ tu n'auras plus le temps de dépenser pour toi 😉 2/ tu auras envie de dépenser que pour le taureau… et heureusement même si ces petites bêtes-là coutent chères elles coutent quand même moins chères que nos désirs/fantasmes d'adultes 😉

    Tu avs voir tout va très bien se passer… et ta nouvelle vie te combler… tu es faite pour être maman…

    (et je pense que ce dont tu auras le plus besoin -le temps, pour te reposer, écrire, lire- ne s'achète pas…. ou si : qq heures de baby sitter !!!)

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  6. oui… je rebondis sur ce que dit Le chat, il y a quelques temps quand on me demandait quel cadeau me ferait envie, je répondais systématiquement « du temps ! »

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  7. Coucou, ça fait longtemps que je ne t'ai pas laissé de message… moi je n'attends pas un baby castor mais je me débarrasse aussi du superflux et j'essaye de dépenser moins… de me mettre dans l'essentiel. J'ai ainsi créé enfin mon blog, j'espère que tu le reprendras dans tes lectures favorites 😉 à dans qqes jours j'espère? je veux voir ton bidou 😉 LOVE MagicWakame.com

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  8. Seraphine57 a parfaitement résumé ce que j'aurais moins bien dit 🙂
    A quoi cela sert-il d'avoir 5 paires de bottes alors que nous n'avons qu'une paire de jambes?
    Petit Taureau sera aimé, ses jouets seront choisis et non empilés dans un caddie déjà plein par des parents qui veulent absolument « compenser » comme m'expliquaient des amis en ouvrant l'annexe du Toy' r us qui servait de chambres à leur fille.

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  9. Je pense qu'il y a des sacrifices qui n'en sont que quand on résonne en 'travail' ou en 'pouvoir d'achat'.

    Le 'pouvoir être' ou le 'pouvoir vivre' c'est pas mal non plus. Surtout pour accueillir un petit nouveau sur la planète.

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  10. en même temps tu verras que c'est plus de vêtements bébé que tu auras envie (oui les hormones sont bien faites!!!) perso je tire plus de satisfaction à voir mes enfants avec de chouettes vêtements que si c'était pour moi…

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