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Paris, mes amours, mes emmerdes….

Samedi, 3 heures du matin, mon voisin relance ses platines….me vient l’envie de pleurer de rage, de fatigue, de frustration.
5 heures du matin, Antoine se réveille : il accepte d’écouter la musique en suçant sa tétine.
6 heures du matin, la musique s’arrête, Antoine a faim….

Dimanche matin, Castor va coller une lettre sur la porte de l’immeuble d’à côté.

Lundi soir, une charmante dame nous rappelle, elle est sincèrement désolée, son fils se pensait seul dans l’immeuble ? Dans le XVII ? Dans Paris ? Il fêtait son départ pour une école de province. Alléluia ! Cette fois, j’ouvre le champagne avec Castor !
Le fils vient s’excuser un bouquet de fleurs à la main…

Jeudi, les voisins d’au-dessus annoncent une fête pour samedi soir. Aurais-je acheté un appartement dans le seul village parisien du Club Med…

Vendredi soir, on embarque Antoine, direction Bruxelles, direction le calme.

Samedi matin, je me réveille sans un bruit, quelques piaillements d’oiseaux. Il fait brumeux, gris et frais. On s’emmitoufle dans les premiers pulls, on part se promener dans les belles avenues qui affichent encore les couleurs de l’été.
Les maisons sont comme des cocons, des havres chaleureux, on a envie de frapper à la porte, d’y entrer, boire un café comme l’héroïne d’un conte pour enfants qui trouverait refuge au coin du feu après une périlleuse aventure.

Il y en a une à louer, pour la moitié du prix d’un appart parisien, un jardin, des grandes baies vitrées, des arbres….

Je croise des écureuils, des limaces, des chiens qui aboient dans les jardins.
Je croise un monsieur à vélo, son panier plein de journaux. Je l’imagine se blottissant dans la chaleur de sa maison, à l’abri d’un monde qui tourne trop vite, trop fort.

Samedi, le soleil a triomphé des nuages. On part se promener dans la forêt…. Ça sent les feuilles, la mousse, les débuts de l’automne

J’aime Paris mais…je ne sais plus où c’est chez moi, où je me sens à la maison. Antoine a réveillé tous ces souvenirs d’enfance ancrés dans mon Fort Jaco natal. Oui mais j’habite maintenant Paris depuis plus de 10 ans
Oui mais il y a les réalités de ce monde qui tourne trop vite, trop fort, dans la mauvaise direction ?
J’ai parfois tellement envie d’autre chose, de changer cette direction qui nous est imposée. Antoine a tellement tout bouleversé…
J’en reparlerai….

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19 réflexions au sujet de « Paris, mes amours, mes emmerdes…. »

  1. C'est une des raison principale et majeur pour lequel j'ai quitté Paris. Maintenant c'est les oiseaux et les drisses des bateaux qui me reveillent !! je comprends très bien ce que tu ressens et les envies de pleurer à bord de la crise de nerf !!

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  2. Paris, c'est chez toi depuis 10 ans, d'accord, mais Bruxelles, ce n'était pas chez toi aussi? Rien ne devrait vous empêcher à toi et ta famille d'aller vivre là où c'est mieux.
    PS: je suis aussi revenue en province après 3 ans à Paris pour retrouver la qualité de vie qui était nécessaire à ma santé physique, mentale et morale.

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  3. Pourquoi est-ce si dur d'accepter que Paris ne nous convient pas ?
    Parce qu'on y a (bien) vécu, parce que c'est une ville qui bouge, qui est stimulante et qui fait rêver.
    Alors pourquoi parfois se sent-on si bien quand on est ailleurs ? Pourquoi nous semble-t-il à ce moment-là qu'on passe à côté de notre vie ?
    Je suis véritablement partagée entre les opportunités offertes (boulot, sorties, amis…) par Paris et le bien-être ressenti en province.
    Et j'ai parfois le sentiment que cette ville nous broie, nous extirpe notre énergie dans un rythme à cent à l'heure et nous recrache exsangues (c'est un peu violent, désolée…). Cette rentrée ne me laisse pas indemne…

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  4. Coucou ma belle,
    Un peu à part de ton joli (et mélancolique je trouve) petit billet, pourrais!tu me parler du livre que tu lis ?
    Il m'intrigue !
    Des bises,
    g.

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  5. Je garde un horrible souvenir des quelques mois que j'ai passés à Paris. J'aime y aller le temps d'un week-end, j'aime les opportunités que cette ville offre et que l'on ne trouve pas en province, mais c'est bruyant, sale, trop grand, trop cher, et toute tentative de flânerie se transforme en course à la survie. C'est mon sentiment, même si j'admets que c'est une belle ville aux nombreuses richesses. Si tu as besoin de calme, de contemplation, de bon air, d'une ambiance plus 'cocooning', et si ta famille est prête à te suivre, alors je t'encourage à suivre ce besoin que tu décris si souvent et à changer d'environnement.
    Bises

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  6. Je suis d'accord avec les autres coms..pourquoi s'aglutiner à Paris si tu ne t'y sens pas à ton aise? J'y suis allée deux fois une journée en 6 ans.. et ben à chaque fois j'ai trouvé Paris belle, riche de pleins de choses, cher!,mais aussi bruyante.. trop de foule aussi…ah.. mon Cherbourg est bien calme à coté! mais j'adore.. parce que c'est une ville quand même, et dès que j'en ai marre, un petit tour en campagne ou au bord de mer, c'est juste à coté..et ça fait du bien…
    Pourquoi ne pas réfléchir à un changement d'habitat?.. en plus, rêver à cela permet de se détendre un peu, d'oublier les contraintes journalières et de tenir le coup je trouve… enfin c'est ce que je fais avec mon boulot tu vois.. je rêve de prendre moins d'heures l'an prochain..et ça me remonte le moral…

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  7. Hello! Je suis la maman de miss Maïa et elle m'a fait découvrir ce blog que je viens de feuilleter avec bonheur. J'aime passionnément les livres et l'écriture, et vos textes sont comme un livre. Il y a 20 ans, nous avons quitté Londres avec nos deux enfants car la grande ville ne me semblait plus humaine avec eux, petits. et nous avons redécouvert le bonheur d'avoir le temps et de savourer calme et nature. En ce moment je m'occupe du bébé de Maïa et me régale de balades dans la nature avec elle!
    Au plaisir de venir vous lire, amitié, Martine

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  8. Malheureusement ce qui nous retient sur Pari sc'est souvent l'argent, le travail, la peur de la province du chômage, et passer d'un endroit où on a tout sous la main pour passer à un endroit où la moindre petite virée de courses vous obligent à faire des kilomètres. Là où j'habite la plupart des gens effectuent par jours env. 100 kms/jour bien sûr ce n'est pas le périh ça roule. Alors un jour il faut faire le pas ou le choix. Et d'ailleurs pour finir pourquoi tous les parisiens qui ne sont en fait que des provinciaux exilés finissent leurs retraites en province alors qu'ils ont vantés les louanges de paris pendant des années. Paris en fait c'est génial lorsque l'on a la chance de ne pas y habiter !

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  9. Tu as raison Miss Zen!Il est peutetre temps de bouger.On a des cycles de vie ou l'on chamboule tout et cela fait le plus grand bien.Pas facile de vivre dans des appartements aux murs peu insonorisés…Pour ma part, je demenage par periode de 7 ans , ce qui me pousse dans des endroits avec plus d'espace et plus de calme.J'ai trouvé un compromis, la banlieue parisienne.Pas si mal, les gens sont accueillants, souriants et j'ai presque l'impression d'etre dans un village a Bois Colombes.

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  10. Pinasse 33 : quelle chance…

    Trompoline : j'y réflechis activement !

    Wafa : le boulot, les questions sur l'appart, mes éternelles hésitations….

    Diane : il faut règler pas mal de questions dont celle non négligeable du boulot !!!!

    May : c'est une ville merveilleuse mais très exigeante et dont on subit beaucoup les inconvénients tout en n'ayant pas le temps de profiter vraiment de ses avanatages… Mais ce n'est pas une ville qu'on quitte si facilement….

    G. Tu parles de « Un soir en décembre » ? C'est un tout petit livre : une histoire d'amour, de passion, de perte… Un écrivain qui vient de publier son premier livre reçoit des lettres d'une ancienne amante…tout bascule. C'est un livre sur la passion, mais aussi sur la création, les mystères de l'inspiration, l'écriture. J'ai beaucoup aimé, j'ai trouvé l'écriture bien supérieure à un de ses autres romans « No et moi ».

    Miss Maia : c'est que je disais à May c'est une ville incroyable mais dont tu subis plus les inconvénients…. On y réfléchit mais ce n'est pas aussi facile de se délocaliser : bcp de choses à règler ou pas…

    Le Chat : ahaha je te reconnais bien dans ce message tout en subtilité…. des bises belges !!

    Ficelle : faut du courage quand ça tourne tres vite …

    Ladylaeti ; heureusement qu'il nous reste les rêves pour souffler un peu

    Martine : bonjour et bien ça me fait terriblement plaisir de « rencontrer » la maman de Miss Maia ! Et merci, merci pour ce si gentil message qui me fait beaucoup de bien. On doute tellement de tout en tant que jeune maman ! Profitez bien de vos ballades…

    Pinasse : Bruxelles n'a pas ces inconvénients, surtout le quartier de mes parents à côté de la forêt et à côté des magasins… Mais oui il y a bien tous les problèmes pratiques qui restent une réalité assomante certes mais incontournable….

    Poetic Chelsea : j'aime beaucoup cette idée de cycle parce que c'est une bonne façon de réfléchir. Souvent le changement effraye parcequ'on l'envisage comme définitif…hors c'est le contraire du changement !!!

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  11. Moi qui rêve d'aller vivre à Paris, je me sens un peu coincée dans ma petite province belge, mais quand j'ai besoin d'un bol de bruits, embouteillages, vitrines de magasins … je prends le Thalys et 1h20 plus tard je suis au centre du monde … cela peut se faire dans les deux sens 😉

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  12. Mais lorsqu'on vient d'avoir un enfant, on voit la vie de façon différente.
    Le bruit par exemple, celui des voisins fêtards devient intolérable.

    A Paris, ou à Bruxelles, tout doucement, on doit se réapproprier sa maison, pour y être bien, son corps pour y être bien…

    C'est une telle révolution, ce petit Antoine, n'est-ce pas ?

    Je t'embrasse très affectueusement.

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  13. Comme je te comprends, j'ai moi même de plus en plus de mal à tolérer le bruit environnement, le pas lourd des gens qui rentrent de soirée dans le hall, les rires tonitruants, la musique bourdonnante, les allers incessantes, les portes qui claquent … et à chaque fois je me demande toujours pourquoi il y a t-il toujours ce besoin de faire plus de bruit, plus fort pour montrer que l'on s'amuse et que l'on existe … le silence est un luxe et il me manque aussi 🙂 plein de bises.

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  14. Ayant beaucoup voyage, je comprends ton interrogation: on se sent des racines partout… mais nulle part totalement chez soi. Mais avec l'avantage de prendre le meilleur de tous ces petits mondes! Il faut juste prendre les bons cotes de ces dualites…

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