Les jolis moments en famille·Les voyages

Les jolis moments (très intenses)

Je suis donc rentrée saine et sauve, ou presque, de mon aventure char à voile….

Pour tout vous dire, j’ai eu moult fois envie de renoncer. Parfois, on se met martel en tête avec de lointaines perspectives et quand on se retrouve au pied du mur, on se sent tout à coup  moins enthousiaste….

Je suis donc partie le noeud au ventre.

Première étape :  direction Fort Mahon Plage sauf que le GPS ne proposait que Fort Mahon. Va donc pour Fort Mahon tout court –  bien que je trouvais ça bizarre car il me semblait que l’école de voile était tout près du Crotoy. Mais comme j’étais déjà un peu tendue, j’ai acquiescé pour la version GPS en mettant ça sur ma distraction légendaire. Arrivés au milieu de la cambuse, j’ai trouvé ça encore bizarre de faire du char à voile dans les prés. C’est là que nous avons demandé l’avis de Waze qui nous confirmé que Fort Mahon Plage n’avait rien à voir avec Fort Mahon tout court. Après 50 km pour rien, j’étais déjà prête à renoncer en me disant que c’était un signe du destin. Rassérénée par les encouragements du koala et du castor, nous faisons demi-tour et nous voila enfin au bon endroit.

Arrivée sur la plage, je découvre un magnifique bâtiment en bois qui me met du baume au coeur. Sauf que l’école de voile se trouve derrière dans de lugubres baraques de chantier, je me dirige vers celle qui semble occupée par deux énergumènes aussi accueillants que deux contrôleurs fiscaux = deuxième envie de me barrer les jambes à mon cou en regrettant amèrement toutes mes idées saugrenues.

Je m’accroche en pensant à toutes les leçons de moral que je donne à mon fils quand il n’a pas envie d’aller aux stages/plaines de jeux/etc.

L’heure de la leçon approchant à grand pas, je me rends dans un autre baraquement où se trouvent deux moniteurs tout droit sortis des « Bronzés font du ski » : séquence lourde et pesante. Je prie pour que ceux deux gars « ère pré-me-too » ne soient pas les moniteurs…

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Finalement, mon moniteur ressemble plutôt à « L’homme du Picardie », il nous demande d’enfiler les combinaisons/charlottes/casques/gants et de prendre une voile sur nos épaules pour descendre en bord de mer.

Capture d’écran 2019-04-22 à 17.15.22

Je ne sais pas pourquoi, je m’étais imaginée montant dans mon char à voile tout près, un peu comme Lady Mary Crawley enfourche son cheval préparé et sellé par les garçons d’écurie (voir Downton Abbey). Bref, j’arrive pantelante dans mes bottes en caoutchouc, ma combinaison (de ski) au bord de la plage (24°)pour monter la voile, les cordes et les poulies après avoir renversé et redressé mon char à voile. A ce stade, j’étais déjà (en état de mort cérébrale) prête pour le bain chaud et le rosé en terrasse….

Mais je ne suis pas encore montée dans mon char à voile, tout le discours du moniteur sur les vents porteurs, pas porteurs, sur l’écoute du vent et sa direction parvient très péniblement à mon cerveau. J’ai bien conscience de ne pas tout enregistrer et tout ça me semble terriblement confus. J’aurais besoin de 3 ou 4 explications très simples mais je ne retiens plus rien. Pour vous donner une idée de mon état cérébral, je constate tout à coup (avec joie) que tout le monde a les cheveux blancs et je pense donc pouvoir m’en sortir au milieu de cette bande de retraités. Avant de réaliser, que tout le monde porte une charlotte sous son casque…..

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Et c’est enfin le départ, j’ai un peu l’impression de me trouver dans un épisode de « Ces merveilleux fous du volant »…..  Sauf que moi, je n’avance pas d’un iota, le moniteur est déjà à 5 km et personne pour me sortir de là. Me voila plantée au milieu  de la plage maudissant le jour où j’ai réservé cette initiation….. Comme je n’ai rien compris, je ne capte pas tout de suite qu’un char à voile ce n’est pas comme un cheval : il faut tirer sur la corde pour avancer et la lâcher pour ralentir (l’exact inverse de ce que doit faire un cavalier). Je ne vous parle même pas du palanquin…… Je manque de partir en pleine mer, je finis par basculer, j’envisage d’abonner cet engin de malheur et d’appeler ma mère (en larmes), Europe Assistance,  voir le GIGN.

Quand finalement un moniteur vient à ma rescousse et m’explique SIMPLEMENT ce que je dois faire. Je finis par rejoindre mon groupe sour l’oeil goguenard de 18 autres personnes : oh douce solitude, oh douces habitudes ne me quittez plus jamais.

Là, on enchaine des parcours éreintants qui mettent mes réflexes de vieille cavalière à dure épreuve mais je survis (péniblement).

C’est enfin l’heure de la grande ballade dont je rêvais, le vent a considérablement baissé et cela devient poussif. Piquée au vif et ayant enfin capté le maniement de cet engin diabolique, je file droit devant fière et triomphante, prenant enfin du plaisir…. mais il faut déjà s’arrêter !

Vous n’allez pas me croire mais je recommencerais volontiers car à la fin, c’était vraiment comme je l’imaginais.

Petits conseils entres amies si vous voulez vous lancer : il faut quand même pas mal de force dans les bras,  optez pour une initiation en PETIT groupe, exigez un récapitulatif SIMPLE des instructions de base et zappez tout le jargon technique du moins pour votre première heure en char à voile (car ça va beaucoup plus vite qu’on se l’imagine). J’ai sympathisé avec une champenoise compatissante et charitable qui m’a vivement recommandé le club de voile de Quend, pour les intéressées…

Au bout du compte, vous savez quoi : je suis plutôt fière de moi ! Je vous raconte très vite la suite des vacances dans cette merveilleuse baie de Somme et ma prochaine lubie !

En attendant, je vous souhaite une très jolie semaine.

 

 

 

9 réflexions au sujet de « Les jolis moments (très intenses) »

    1. Au moins je n’ai pas de regrets…. A la fin, j’ai vraiment apprécié et je suis contente de l’avoir fait sinon je me serais encore fait mille reproches (tu me connais). Merci et bisous

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  1. Ça doit être comme pour un bateau, il faut boder et lofer. J’ai pensé à toi cette semaine passée parce qu’il a fait beau et parce que le char à voile c’est le truc qui me fait peur, je n’aime pas la vitesse. On fait du char à voile dans ma région puisqu’il y a quelques plages plates et ça donne l’impression de sensation de liberté.

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    1. Ah oui j’ai entendu le moniteur parler de « floquer » et de de je ne plus trop quel jargon…
      Moi je n’avais jamais vu de char à voile, l’idée m’est venue en regardant la télévision.
      Et j’aime tellement ces grandes plages, le vent, l’odeur de la mer…..grisant.

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  2. Ton article est drôle avec les images, je voyais très bien la situation et je suis tout à fait comme toi. Enthousiaste à l’idee De vivre une nouvelle aventure et je suis sûre que je me serais remise en question et que j’aurais pensé comme toi aux encouragements que je donne à antoine avant un stage. Ça me donne envie d’essayer.,.

    Aimé par 1 personne

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