Les jolis moments humeurs

Buller

Ces dernières semaines, je me suis sentie très fatiguée et très nerveuse. Je n’arrive pas à lâcher prise, je suis constamment dans mes listes de choses à faire : ce que je dois faire et ce que je veux faire. Et le devoir l’emporte souvent sur le vouloir. Bref, j’essaye de respirer comme me l’a recommandé ma kiné mais j’ai du mal, beaucoup de mal.

Hier soir quand je me suis mise au lit, après avoir fait tous mes devoirs et un seul vouloir et après avoir soigné du mieux possible l’angine de mon petit koala, j’ai respiré profondément, j’ai écouté le vent souffler et je me suis souvenue de mes dimanches matin new yorkais (on venait de regarder « The Morning show = je veux gagner la garde robe de Jennifer Aniston dans cette série, et je veux son balayage et tant qu’à faire son appartement à prêter).

J’ai gardé beaucoup de nostalgie de mes années d’étudiante et de jeune « working-girl » à NY même si ce n’était pas tous les jours facile : l’éloignement, le rythme et le bruit de la ville, le stress du premier boulot, la solitude parfois, le choc des mentalités, la positive attitude permanente, un petit salaire dans une ville chère,  l’envie de râler ouvertement et en français !

Alors certains dimanches, j’arrêtais tout et je me faisais un plan « mind recovery / chouchoutage mental ». Le menu était presque toujours le même :

  1. descente à la cafétéria pour mon plateau bacon/toast confiture/thé/jus
  2. achat de la très volumineuse édition dominicale du New York Times
  3. retour au lit / débranchage du téléphone (pas de portable à cette époque)
  4. plongée dans un policier (acheté la veille au Barnes & Nobles du Lincoln square)
  5. émerger vers 15.00/ 16.00
  6. en été petite promenade dans Central Park et puis ciné. En hiver, ciné si la météo n’était pas trop glaciale et petit tour chez B&N
  7. retour à la cafétéria : achat d’une soupe et d’un bagel/cream cheese
  8. douche et pomponage : j’étais devenue addict aux produits  hyper parfumés de chez Bath &Body Work (on avait pas encore entendu parler des perturbateurs endocriniens)
  9. finir le policier et choix du bouquin à lire la semaine dans le métro
  10. dodo

Pour certaines, ce la ressemble peut-être à un cauchemar mais cette journée de solitude, de calme me faisait un bien fou : aucune obligation, pas de cuisine, pas de lessive, pas de ménage (je n’avais qu’une petite chambre mais quand même). Je m’autorisais à ne rien faire du tout, enfin à ne rien faire de chiant. Et je me demande pourquoi je ne m’autorise plus ça de temps en temps ????

A méditer, cette semaine que je vous souhaite belle, joyeuse, farfelue et tendre.Capture d’écran 2020-02-17 à 18.43.55

 

 

 

13 réflexions au sujet de « Buller »

  1. Les dimanches que tu décris là sont du genre à me faire rêver, et j’espère que tu vas trouver l’occasion et/ou t’autoriser à débrancher de la sorte dans ta vie de maintenant. Pourquoi ne pas initier le koala à ces dimanches où l’on ne fait rien ? C’est un très bon exemple à lui donner !
    Je t’embrasse fort ❤

    J'aime

    1. C’est une très bonne idée et il faudrait que je mette certaines choses en place. Mais parfois les grandes périodes de ras le bol sont le signe que les plaques tectoniques de la vie sont en train de bouger…. Moi aussi je t’embrasse fort

      Aimé par 1 personne

  2. Les listes c’est bien. Pour les courses. Je crois que tu te mets la pression, sans doute parce que tu veux faire du mieux que tu peux mais si tu veux faire encore mieux, il faut penser à ta santé avant tout. C’est une priorité. Le problème avec cette société c’est qu’elle nous oblige à bosser dur pour faire plein de truc dont on s’en passerait bien. J’ai eu de la chance d’avoir eu des phobies sociales lorsque j’avais 20 ans, ça peut paraître bizarre ce que je dis mais du coup je passe ma vie à buller quitte à me priver sur les choses qui finalement ne me ressemblent pas. J’ai beaucoup bossé l’année dernière mais mes phobies étaient tapies dans l’ombre et sous le stress ma voix se modifiait. J’ai donc pris la décision de revoir mes objectifs 2020 à la baisse et de me mettre sérieusement au yoga et à la méditation. J’ai commencé il y a trois semaines et ça m’aide à m’accepter. Mince on n’est pas obligé d’être parfait dans un système qui est schizophrène ! Je crois que c’est ton implication qui m’a donné envie de prendre cette nouvelle habitude (yoga, méditation)et je me suis rendu compte que je ne savais pas respirer non plus:))))) , d’ailleurs j’ai un traitement béton pour ma capacité respiratoire, bizarre hein ? Donc remets toi à buller, d’autant que, si tu en parles si bien, ce n’est pas un hasard.

    J'aime

  3. Passe une très belle semaine…
    Etrangement, ces derniers temps, j’ai eu beaucoup de mal à me relaxer. De vieux démons me visitent au point que j’ai recontacter ma psy, histoire de ne pas laisser pourrir la chose…

    Aimé par 1 personne

    1. Ah tiens il y aurait-il une bande de démons qui se déplacerait au nord de l’axe Sambre et Meuse ?
      Bon réflexe de ta part, moi je crois que je vais me lancer, j’ai des nœuds à défaire…
      Belle semaine

      J'aime

  4. Comme je comprends ce que tu peux ressentir. Ton expérience new-yorkaise (quelle chance ais-je envie de dire aussi) me rappelle mes w-e Erasmus en Espagne, cette nostalgie de faire ce qu’on veut quand on veut sans rendre de compte (et je dis ça alors que bébé n’est pas encore là). Il faudrait vraiment que tu parviennes à t’octroyer des moments pour toi. On a tendance à se poser quand tout ce qu’on a prévu est fait mais m… parfois ça peut attendre. Le ménage ou autre peut attendre un jour de plus, c’est important de s’écouter ! Plus de vouloir, moins de devoir !!!!! Prends soin de toi !

    J'aime

    1. C’est exactement ça , je me pose quand tout est fait et résultat le Week-end est passé…. Bizarrement j’arrive à mieux gérer en semaine. Je te souhaite une belle semaine à savourer ces doux moments d’attente….

      Aimé par 1 personne

    1. Et oui j’ai quelques kilomètres au compteur…. Je dois avoir quelques billets qui trainent sur le sujet quelque part. Mais je devrais y songer plus sérieusement, je viens de voir que Colombe Schneck a sorti un bouquin sur ses années new-yorkaises bon évidement les miennes étaient moins glamours et bon je ne suis pas Colombe Schneck….dommage d’ailleurs (elle doit certainement savoir buller calmement)

      J'aime

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s