Les jolis moments en famille·Les voyages

Vacances romaines

Et voila enfin le récit de notre voyage à Rome. Celui-ci était attendu de longue date : nous avions du annuler une première fois suite à une rage de dent et ensuite le COVID a débarqué dans nos vies. Rome s’est donc très vite imposée comme la destination incontournable dès que les nuages des restrictions ont commencé à s’éclaircir et on a foncé avec comme maitre mot « se faire plaisir ». Comme nous avions réservé bien à l’avance, nous avons pu nous payer un très bel hôtel à un prix abordable. Allez c’est parti…


Le départ : L’aéroport de Bruxelles n’est pas franchement le plus pratique , ni le plus accueillant et le manque de contrôle de sécurité est très interpellant. Nous voyagions sur Brussels Airlines : enregistrement et embarquement rapides mais sans aucun contrôle de rien du tout, ni passeport, ni certificat de vaccination….. Vol sans encombre même si certaines personnes enlèvent leur masque sans aucune remarque des hôtesses. Je suis restée zen en me plongeant dans l’atmosphère romaine grâce au Fred Vargas choisi pour l’occasion. Antoine, lui, avait du mal à contenir son enthousiasme.


L’arrivée : le ciel est bleu, il fait chaud. Plein de souvenirs me reviennent. Je me sens déjà plus légère. Ici aussi, aucun contrôle de rien. La vita e bella. Sur l’autoroute, j’admire les cyprès, les pins parasols, les lauriers rose : pas de doute, c’est le sud. Je souris.

L’hôtel : 
Le brief pour trouver l’hôtel se résumait à deux exigences : central et avec piscine (ce qui ne se trouve pas sous le sabot d’un cheval). Nous avions choisi le Hilton Aleph Hotel près de la Via Venetto et du palais Barberini.

Evidemment, nous avions fait une croix sur l’aspect hôtel de charme, palazzo romain qui était le premier choix du castor. Notre hôtel était très luxueux, très confortable avec une déco assez rutilante inspirée des années 30 mais qui manquait un peu de charme (on ne peut pas avoir le beurre et l’argent du beurre)

Petite déconvenue, on a d’abord eu une chambre qui faisait face à un mur avec un tout petit bout de ciel (en se tordant douloureusement le cou). Je suis descendue à la réception pour leur expliquer que je venais de vivre 6 mois sous la pluie et les nuages et que maintenant que j’étais à Rome, je voulais bouffer du ciel bleu. Le personnel s’est mis en quatre pour nous trouver une autre chambre et nous avons finalement eu une vue décente.

Le point fort de l’hôtel: c’est la piscine sur le toit, petite mais parfaite, chauffée comme il faut, bleu comme il faut avec des jets  Mais bon dieu quel bonheur, quelle joie, quel délire de s’y prélasser après de longues visites sous une chaleur à laquelle nous n’étions vraiment plus habitués. Sans parler des apéros servis dans de confortables canapés. Tout n’était que luxe et volupté et j’étais littéralement au septième ciel.

Deuxième point fort  : la situation centrale, près de la Fontaine de Trevi mais en dehors de la cohue.

Troisième point fort : le confort des chambres très spacieuses, des lits et la douche aussi grande que toute ma salle de bain. Je vous le dis tout de suite, je ne me suis pas du tout comportée comme la parfaite petite écologiste…..


Les visites :

1er jour : direction le Colisée très attendu par notre koala. On avait réservé à l’avance mais il y avait relativement peu de monde – ce qui a rendu tout notre séjour romain particulièrement agréable. Il y a plusieurs types de billets et le site officiel n’est pas toujours très clair. Donc, j’avais pris des billets qui donnaient accès à l’enceinte et l’arène mais pas aux souterrains – cette partie est réservée aux visites avec guide. Donc si c’était à refaire, je prendrais un guide ou à minima un audio-guide.

Ceci dit, la visite est très impressionnante et c’était vraiment la parfaite introduction pour le koala qui a été immédiatement fasciné. Si vous y allez avec des enfants, je vous conseille également les petits livres qui montrent les principaux monuments dans leur état actuel et au temps de leur splendeur. Antoine le trimballait partout et était totalement absorbé (je sais qu’il y a des versions en ligne/des applis mais bon le charme des livres, des calques, tout ça….). Ces livres sont vendus dans tous les musées et dans tous les endroits touristiques et existent dans toutes les langues.


Nous avons ensuite remonté la « Via dei santi quattro » pour nous rendre à l’église San Giovani in Laterano (j’adore les églises romaines) –  en chemin, nous nous sommes arrêtés dans un petit restaurant pas très romain (mais celui que nous avions dans le collimateur était fermé) et nous avons très agréablement déjeuné « al fresco » sur une terrasse  à l’étage du Shamrock.
Après cette petite halte bien méritée, nous avons sortis plans (pour moi) et Google Map (pour mes Geeks) et nous sommes arrivés à Sain Jean de Latran (en français) qui est considérée comme la première église de la chrétienté – de l’extérieur elle semble très pompeuse (c’est la plus grande église après St Pierre) mais l’intérieur est magnifique. J’en ai profité comme à chaque visite pour mettre un petit cierge chez Marie (on ne sait jamais – je le fais dans chaque église – je ne suis pas croyante mais la figure de Marie me parle).


Comme il faisait terriblement chaud, nous nous sommes mis à l’heure romaine pour faire un break et nous baigner à l’hôtel : oooh joie, bonheur, délire, gratitude.

On a profité de la piscine et des transats jusque 17.00 et nous nous sommes remis en marche pour aller nous promener sur la Piazza di Spagna, admirer l’escalier monumental qui mène à l’église la Trinité des Monts, remonter la très luxueuse via del Babuino, admirer la piazza del Popolo, repartir par la via del  Corso (qui a perdu en 10 ans tout son intérêt )  et suprême récompense  visiter le magasin Lego 

Grâce au petit guide Cartoville (toujours pratique et bien conçu, on a trouvé un très chouette restaurant  dans une petite ruelle – on se serait cru dans un décor de cinéma mais tout Rome est comme un décor idyllique. Je vous recommande si vous passez par là : Osteria Pizzeria da Otello (81 via della Crocce tout près de la Piazza di Spagna)
Et puis dodo dans un lit de rêve.

2ieme jour : visite du Forum – nous avons (encore) cassé la tirelire pour nous payer un guide car nous pensions que ce serait bien plus intéressant pour le koala. Je suis tombée tout à fait par hasard sur le site « La Rome de Julie » qui propose différentes visites guidées. Ce fut une excellente idée, Julie n’était pas libre mais nous a envoyé une collègue. C’était formidable. Fatiguant mais formidable. Rachel est une encyclopédie qui met de la vie dans les ruines. Rien à voir avec ces guides blasés qui ânonnent leur texte en soupirant. Je crois que Rachel a filé le virus de l’antiquité romaine au koala (qui était même partant pour commencer le latin l’année prochaine, c’est vous dire).

Après le forum, Rachel nous a encore promené dans la ville, en nous faisant traverser le ghetto, le campo dei Fiori, le palais Farnèse, l’église Saint Louis des Français,  pour finir sur la jusqu’à la Piazza Navona où nous nous sommes écroulés et avons dévoré une pizza pour touristes mais j’étais prête à dévorer des pieds paquets voire même du foie de veau, tant j’était fatiguée et sonnée mais bien plus intelligente !
Nous sommes ensuite retournés sur nos pas pour faire un tour à la librairie française et faire quelques achats. Et puis repos du guerrier à la piscine de l’hôtel.


Le soir, on s’est laissé porter par le hasard, on a siroté un spritz sur une jolie terrasse et dîné dans une ruelle sympathique mais dans un restaurant sans grand intérêt.

3ième jour : Direction la Via Appia (vieille voie romaine) pour une promenade à vélo ELECTRIQUE et visite des catacombes. Le service est proposé par Viator. Nous étions accompagnés par une charmante jeune romaine, adorable et très dévouée (mais pas du tout aussi érudite que notre guide française de la veille).

Je dois dire que c’est sympa de faire du vélo dans Rome surtout qu’au mois d’aout , la circulation est encore assez limitée. Nous sommes sortis de Rome en longeant le Circus Maximus et les thermes de Caracalla avant de pénétrer dans un parc qui nous a mené au premier arrêt pour la visite d’anciens remparts. Nous nous sommes aussi arrêtés dans une ravissante petite église, nous avons visité les ruines d’une ancien théâtre avant d’arriver aux Catacombes pour une exploration très amusante avec un guide congolais vraiment très rigolo.

Mais je vous le dis tout de suite : le clou de la promenade, ce sont les paysages et cette impression de pédaler dans une carte postale.

Attention bémol : la via Appia n’est pas de tout repos, elle ferait passer Paris-Roubaix pour une aimable promenade de santé. Il y a des passages plus lisses et moins cahoteux mais l’essentiel se fait sur des pavés romains, je veux dire des très vieux pavés pas vraiment entretenus ….donc si comme moi vous avez des problèmes de cou ou de dos : soyez prudents. Je déconseille fortement avec des petits enfants, il faut vraiment être à l’aise à vélo. Si vous vous lancez, n’envisagez même pas de faire une petite économie en prenant des vélos classiques, vous vous maudiriez pour longtemps (sauf si vous êtes la digne héritière d’Eddy Merckx).

Le soir, on était quand même bien KO. On est donc resté dans le quartier de l’hôtel et on a trouvé un très chouette restaurant près de la Fontaine Trévi . Le restaurant ne sentait pas trop le piège à touristes et le service était parfait et souriant : Baccano. Et ensuite, nous avons jeté des petites pièces dans la Fontaine de Trévi, petite tradition qui garantit un retour à Rome (jusqu’à présent ça a toujours marché pour moi – même si plus de 10 ans depuis le dernier voyage)

Dernier jour : Notre vol étant prévu en fin d’après midi.: on a encore bien profité de Rome avec une tentative de visite du Panthéon (mais bien trop de monde) et de l’église Santa Maria Sopra Minerva pour admirer des fresques de Filippo Lippi mais les portes étaient closes.

On s’est donc consolé en sirotant un verre sur la Piazza Navona en pensant aux virées de Jean d’O et en admirant les fesses des statues (enfin surtout moi). Et puis (on s’est perdu) on a déambulé jusqu’au Vatican, en longeant le Tibre à l’ombre des arbres et nous avons déjeuné face à Saint Pierre. Nous n’avions pas le temps pour des visites au Vatican bien que cela aurait été une bonne idée de visiter au moins la Chapelle Sixtine  en l’absence des hordes de Chinois.


Moralité : on doit revenir rapido/presto pour le Vatican, une visite plus complète du Colisée, une visite nocturne du Forum avec spectacles de lumières, visite des thermes de Caracalla  avec casque de réalité virtuelle, une messe en latin (une vieille obsession peu partagée par le reste de la troupe), balade dans le Trastevere et encore une bonne dose de douceur romaine.

Une réflexion au sujet de « Vacances romaines »

  1. Je pars demain, et c’est génial ce billet qui tombe à pic !
    Merci ma Miss, tu es une tour operator de génie !
    Je t’emporte avec moi.
    •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

    J'aime

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s