Les jolis moments humeurs

Temps mitigé

Je ne sais plus comment je m’appelle, ni où j’habite, ni où je vais.

Depuis le début de l’année, je suis extrêmement nerveuse et volatile.

J’ai un mal fou à me concentrer. Je ne publie plus mes billets qu’ épisodiquement.

J’ai du mal à tenir le gouvernail. En fait, je me noie dans un verre d’eau. Et je ne sais pas trop pourquoi.

Certes, la case « moins » est encombrée : le koala n’a toujours pas d’école secondaire / collège (je me perds dans les stratégies à adopter et je regrette de ne pas avoir triché comme beaucoup), un des meilleurs amis d’Antoine a un énorme problème de santé, j’ai des maux de dents depuis 3 semaines, les discussions avec ma voisine sur l’abattage des arbres m’ont bien pris la tête, le contexte économique et international est comme un voile noir sur l’avenir, la nullissime maitresse d’Antoine m’agace, j’ai pris du poids…

Et, j’ai appris ce matin la mort de Jacques Perrin. J’aimais beaucoup cet homme, sa discrétion, son humanité. Il était un peu mon Robert Redford français : même grâce, même virilité douce, même humilité. 

Et, je crains une erreur des sondages dimanche à 20.00. Un coup de théâtre à la Trump.

Mais la case « plus » est quand même bien garnie : j’ai passé une super semaine à la montagne même si les bénéfices n’ont pas duré, ma voisine a finalement été sympa, on a déjà réservé un long week-end à la mer avec les cousins, professionnellement ça va bien, ma maman va bien, mon fils grandit bien, j’ai toujours de belles brochettes de jolis moments.

Et pourtant, je tournicote, je psychote, je rumine, je fulmine, je m’énerve. Je me trouve nulle et désespérante. Et cette impression de courir sans cesse sur un tapis roulant sans aller nulle part.

J’ai donc pris RDV avec ma généraliste. Je me disais qu’il fallait peut-être commencer par vérifier ma thyroïde, ma tension et mes hormones de péri-ménopausée. Après 4 minutes de conversation, sans même m’ausculter, elle m’a conseillée d’aller voir un psy. J’en avais le souffle coupé. J’ai d’abord été déstabilisée parce que je me suis demandée si j’avais rapidement besoin d’une camisole de force. Et ensuite, cela m’a (encore) mise en colère face à cette attitude si condescendante. Bref, je n’y mettrai plus jamais un pied.

Il se trouve que j’ai suivi une psychothérapie qui m’a fait du bien à beaucoup d’égards. J’ai pu déboucher la tuyauterie. Mais je crois que j’ai désormais besoin d’une approche plus pratique.

Je sais aussi que j’ai besoin de m’accorder plus de plaisir, d’être moins dans le devoir, de m’autoriser à me faire passer en premier sur ma liste. Je le sais mais je ne le fais pas. D’où cette épuisante impression de sur place et l’envie parfois de tirer la prise et de m’allonger par terre. Chose que je serais bien incapable de faire.

J’essaye de prendre déjà quelques minutes à rien faire : regarder le jardin, écouter les oiseaux, caresser mon chat 

Je relis ma liste des gratitudes tout ce que j’aime dans ma vie, tout ce sont je suis fière  (une liste que j’ai évidement du mal à compléter vu que tout ce que je fais me semble souvent insignifiant)

Et je me suis inscrite au challenge « Créer 30 minutes par jour » de « Change ma Vie » : j’espère que cela m’aidera à me structurer et me poser. Leur programme de coaching m’attire beaucoup mais je ne sais pas si je serais à l’aise avec un format à distance. En attendant, les podcasts hebdomadaires me font du bien…

Je vous souhaite un bon et doux week-end. J’espère parvenir à reprendre un rythme plus régulier. Même si les blogs ne sont plus du tout à la mode : c’est vraiment un rendez-vous auquel je suis attachée et j’aime énormément cette petite communauté.

22 réflexions au sujet de « Temps mitigé »

  1. C’est une période où j’ai l’impression que nous sommes tous en eaux troubles. Moi aussi très peinée par la mort de Jacques Perrin que j’aimais énormément…. Si tu veux parler il y a mon mail sur le blog, je suis là. Je t’embrasse fort courage! ❤

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  2. Je t’envoie une bouffée d’air pur, un joli bouquet de pensées roses contre ta morosité, et je t’offre un peu de douceur par ces mots.
    Prends bien soin de toi (et oui, c’est l’essentiel)!
    Douce fin de semaine à toi.

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  3. Chère mis Zen, ton blog reste parmi mes préférés. Continuer même si n’est pas à la mode au pas facile je trouve que c’est donne d’espoir au autres et a soi même.
    Go go ça va aller.
    Bisous,
    Laura

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  4. Et ta petite communauté dont j’ai le plaisir de faire partie t’aime tout autant ❤ Tu fais bien de t'écouter et de chercher une approche plus concrète que la psychothérapie si tu sens que ce n'est pas ça dont tu as besoin en ce moment. (D'une manière générale, il faut toujours écouter son intuition !)
    Je ne sais pas si ça t'aidera, mais me dire que ce passage à vide n'est qu'une phase qui ne durera pas me permet de moins me reprocher cet état et de moins me mettre la pression pour en sortir. D'ailleurs, après des mois de marasme, je sens l'étau se desserrer doucement et l'espoir renaître timidement. J'espère qu'il en sera rapidement de même pour toi.
    Je t'embrasse fort !

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    1. Merci ! Je trouve ça merveilleux cette solidarité, cette bienveillance entre nous….
      Oui il faut apprendre à aller avec les vagues et ne pas leur résister à tout prix. Je suis contente de lire que tu vas vers un mieux.
      Moi aussi je t’embrasse fort….

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  5. Peut-être que le challenge serait de débrancher la prise et te t’allonger par terre ? Les bras en croix. Libérée, délivrée. Sans culpabiliser. D’autant que le stress peut générer des problèmes cardiaques. Peut-être que tu pourrais partir sur de bonnes bases en changeant de médecin ? En tous les cas, nous aimons te lire. Je t’embrasse.

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  6. On vit dans une société où il faut aller bien à tout prix. C’est impossible. Etre juste sois même et s’accepter. Tu es une belle personne Miss. Fais toi confiance. Dans mes souvenirs, la pré ménopause est une période assez pénible côté émotions qui font le yoyo.
    Les fleurs de Bach, pour autant qu’elles soient conseillées par une thérapeute, peuvent être une aide très précieuse et évite de se mettre la rate au court bouillon.
    Plein de belles pensées Miss.

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  7. Bonjour,
    Moi aussi j’aime les blogs et le tien en particulier !
    Courage, continue à prendre soin de toi. Partager son ressenti est important, ça aide à passer à l’action quand c’est nécessaire et à y voir plus clair..Effectivement, parfois il faut aussi accepter et attendre la fin de la vague (facile à dire mais quand on se sent interpellée par les contrariétés de la vie c’est dur dur de ne pas partir dans tous les sens.. ). Je te souhaite d’être vite rassurée pour le collège de ton fils, quand ça concerne mes enfants, ça m’attaque bien aussi. Pas normal d’avoir à tricher!
    Et bien sûr je te souhaite de retrouver une meilleure forme (parfois je me dis que c’est surtout les médecins qui devraient voir un psy, au moins pour apprendre à parler aux patients, ma gynéco, ça lui ferait pas de mal..).
    Bref, je te souhaite que l’horizon s’éclaire vite pour toi. On est plein à flipper, pour les élections, le climat, la violence générale du climat actuel.. etc. Même si on ne se connaît pas, on est pas seul(e)s à vivre ça. Ça vaut ce que ça vaut, mais je suis de tout cœur avec toi.
    Isa M.

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    1. Je te remercie. C’est vrai que partager, mettre noir sur blanc ses émotions sont des exercices qui font du bien et écouter le ressenti, les expériences des autres est aussi une consolation.
      Je crois que cela m’aiderait effectivement déjà beaucoup si cette histoire de collège pouvait être clarifié…
      Encore merci à toi pour ce message.

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  8. Désolée de vous savoir à moitié bien, inconfortable, insatisfaite de vous. Je pense que poser sur papier tout (ou une grande partie de) ce qui vous tourne dans la tête et l’encombre peut faire du bien.
    « Créer 30 minutes par jour » vous aider certainement à être là, plus présente à ce que vous faites et moins dans des pensées qui vous font du mal.
    Etre la priorité de sa vie peut, de loin, sembler égoïste. Je ne le crois pas car si je vais mal, me sens vide et ne prends pas soin de moi, je ne pourrais pas donner quoi que ce soit à mon entourage.
    J’ai le sentiment que vous savez intellectuellement ce qui vous ferait du bien -plus de plaisir, moins de devoirs- que vous avez du mal à pratiquer. Parfois, du temps est nécessaire entre le savoir et la mise en pratique.
    Aujourd’hui et depuis quelques années, après une douzaine d’années de psychothérapie et d’analyse, mon esprit est en paix, je fais ce que j’aime et j’aime ce que je fais (quoi que ce soit) même si bien sûr il y a des choses que j’ai un peu tendance à négliger, laisser traîner, sans pour autant me traiter de tous les noms. Un énorme changement : un discours intérieur où je me traite bien, gentiment, comme je le fais avec les autres. Je dois préciser qu’auparavant j’étais un cas : dire oui alors que je pensais non, me mettre dans des situations intenables, proposer mes services -quitte à me mettre en difficultés- alors qu’on m’expose une situation, un problème, une très grande crainte de gêner, déranger, être sûre de n’avoir aucun intérêt…
    La médecin dont vous parlez n’est pas à l’écoute et je pense que si elle vous avait proposé de voir un psychiatre après vous avoir examiné, entendu, prise en compte vous ne l’auriez pas reçu ainsi. Car un soin psy peut tout à fait être une façon de s’occuper de soi, de se remettre au centre de sa vie, de disposer d’une oreille attentive si on est pris en charge par un-e bon-ne professionnel-le.
    En ce lundi matin ensoleillé à Bordeaux, je vous souhaite une très bonne semaine suivie de nombreuses autres.

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    1. Effectivement ce discours, cette petite voix réprobatrice et implacable fait des ravages. J’aimerais la faire changer d’avis et puis comprendre pourquoi je lui laisse jouer ce rôle. C’est un long chemin avec beaucoup de questions…. Et effectivement, cette généraliste aurait dû s’assurer d’abord qu’il n’y avait rien de physique avant de balayer tout ça très vite et m’expulser du cabinet après 7 minutes…..
      Merci d’avoir pris le temps d’écrire un si long message.

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  9. Hello petite miss
    Je profite de ce billet en demi-teintes pour te dire à quel point j’aime venir te lire. Et pas seulement pour te remonter le moral, mais parce que je le pense vraiment et que je dis toujours ce que je pense.
    Comment ça les blogs sont passés de mode ? Et quand bien même ce serait vrai ? Moi je trouve que c’est un endroit délicieux. Quand je reste un peu longtemps loin de cette « petite communauté » elle me manque. Même si c’est pour la bonne cause que je m’absente.
    J’aime ta façon d’analyser les plus et les moins de ta vie.
    On a tous des hauts et des bas. L’essentiel est de se servir des « hauts » comme d’un tremplin, ou d’une échelle, bref, pour dépasser ces « bas » qui nous empoisonnent souvent davantage le mental que la réalité (enfin, sauf pour le mal de dents ;-))
    Bref, je te souhaite de rebondir ( et d’ailleurs je n’ai pas d’inquiétude, tu vas rebondir, comme toujours)
    Et je me permets de t’embrasser affectueusement
    •.¸¸.•*`*•.¸¸☆

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  10. Les blogs n’ont plus le vent en poupe, pourtant c’est avec un plaisir absolu que je continue de suivre mes préférés!
    Une petite forme et un moral qui tente tant bien que mal de garder un oeil sur les petites richesses du quotidien. Bravo à toi pour ne pas les oublier dans la tourmente de ce début d’année!
    Ta généraliste manque cruellement de bienveillance. Je crois que le plus sage est de s’écouter. Si tu sens que tu as besoin d’une thérapie différente pour avancer, cherche en ce sens. Il y a de multiples chemins accessibles aujourd’hui.
    Des pensées pour toi. Affectueusement ❤

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    1. Moi aussi les blogs sont une énorme source de plaisir et de partage.
      J’ai récemment eu un magnifique exemple d’une amitié très forte qui était né via des blogs.
      Les blogs sont tellement plus profonds que les autres réseaux sociaux.
      Merci à toi – je t’embrasse

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  11. J’espère que tu vas mieux et que tu as pu te ressourcer avec différentes activités. Certains médecins généralistes n’ont aucune psychologie, c’est un peu triste. Le moral fluctue, je pense que c’est normal, on n’est pas insensible à ce qui se passe autour de nous.
    J’ai lu tout récemment qu’en cas de baisse de motivation/moral, il faut se forcer à agir même si on a envie de rien, ce qui m’arrive de temps en temps. C’est un petit truc qui semble fonctionner chez moi.
    Et puis, je continue de bloguer aussi car même si les blogs ne sont plus tendances, c’est agréable d’avoir toujours cet espace de partage. J’apprécie aussi les échanges qui s’y passent depuis plus de 15 ans ! ^^

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