Les jolis moments humeurs

Procrastination

J’ai deux obsessions (conscientes) : la simplification frugale et l’épanouissement dans le boulot (mais est-ce le rôle du boulot? c’est une autre question). J’ai fait des progrès fulgurants en frugalité. Le boulot, j’en ai parlé la semaine dernière, je barbotte. Faisons un petit bilan:

Mes 20 ans : la découverte, l’aventure, la liberté. J’ai fini mes études de journalisme. Je suis partie à NY. J’ai voyagé. J’ai décroché mon premier boulot. J’adorais. J’étais hyper motivée, angoissée mais passionnée. Puis les petites questions, les doutes sont apparus insidieusement et ensuite avec insistance…

Mes 30 ans : la combativité, la stabilité, la maturité. Je me suis mariée. Je suis partie à Paris – J’ai débuté dans mon agence, j’ai beaucoup bossé, j’ai gravi les échelons la plupart du temps sans y croire, sans vraiment le vouloir. Je voulais autre chose mais je voulais aussi un enfant et je n’ai pas eu l’énergie, la volonté, la discipline pour me bouger et suivre les traitements de PMA. Mais finalement le petit koala est là et avec ce fichu boulot,on a acheté notre nid. Pas de regrets mais un ras-le-bol total. Depuis la naissance d’Antoine, je ne supporte plus tout ce qui me fait perdre du temps : le bordel, la consommation sans réflexion ou plaisir, un job vide de sens, inutile et englué dans les intrigues politiques…

Il faut un peu mitiger le bilan. Je ne me suis pas complètement résolue à ce job. J’ai beaucoup essayé, j’ai beaucoup cherché, j’ai même dû dépenser l’équivalent d’un Birkin et d’un Kelly avec carrés de soie intégrés. J’ai travaillé avec 2 coachs, j’ai fait 2 bilans de compétence, j’ai acheté l’équivalent de la British Library en livres de conseils, j’ai répondu à tous les tests disponibles sur internet, dans tous les magazines francophones et anglophones. Tout ça pour trouver le Saint Graal : le boulot dans lequel je m’épanouirais….
Tout n’a pas été investi à fond perdu : j’ai quand même compris certaines choses, dégagé des grandes tendances.
Le problème c’est que tout ça a mené à un boulot qui n’existe pas tel quel, enfin que je ne trouverai pas clé en main sur Monster.com ou Cadremploi.

J’ai donc concocté deux petits projets qui progressent à la vitesse d’une file à la poste de l’avenue Niel.
Je procrastine, tu procrastines… Voila mon maelstrom mental :
1) Faudrait que je fasse progresser le projet 1 car plus facile à mettre en place et à exporter : oui mais si je ne réussis pas l’examen / oui mais si je n’y arrive/ça ne me plait pas et que le projet 2 me passe sous le nez. Je devrais peut-être me concentrer sur le projet 2 finalement ?
2) Projet 2, je commence par où ? Cela demande un déménagement, un changement de vie complet. Et si j’investis et que finalement ce n’est pas mon truc. Si, je crois que c’est mon truc, mais si ça ne marche pas, je vais boire le bouillon ! Oui mais Castor, il n’a pas vraiment envie d’y aller. Et si je me plante?

Lundi, je vais avancer d’un pas, voir même plus. J’espère que suite à cette étape, j’y verrai déjà un peu plus clair.
Mes 40 ans : la plénitude, l’épanouissement ?????

8 réflexions au sujet de « Procrastination »

  1. WWWWWWWaaaaouhh!! en tout cas tu donne la peche, ya que ceux qui n'essaient pas qui ne se trompent pas!
    En tout cas bon courage pour la suite a venir 😉 et pour commencer bonne semaine .

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  2. Ah… le bazard, l'inutile etc… je partage, je partage…
    Je recommance moi aussi peu à peu( mais vraiment peu à peu) à retrouver un certain plaisir dans mon travail… c'est déjà ça, l'organisation, j'y travaille, me manque encore pas mal de choses mais bon.. ce sont des petits pas qui font quand même avancer l'histoire!!
    Allez, courage, fait les projets dans l'ordre que tu souhaites, et racontes nous!!!
    de gros bisous et plein plein de courage!

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  3. Au moment où je pensais avoir trouvé un équilibre, avoir finalement réussi à vivre avec ce job où l'épanouissement n'est pas tout les jours au rendez-vous, je recommence à déchanter et à me faire submerger de questions. J'envie tes projets, j'ai hâte d'en savoir plus. Tu avances, bravo.

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  4. J'aime ton élan, tu te prends en mains, tu fais des projets, tu souhaites reorienter ta vie ! Bravo pour cette énergie.
    Mais bon c'est vrai, se lancer n'est pas sans risque.
    Et faire un enfant, n'est-ce pas encore plus audacieux si on y réfléchit bien ? Et tu l'as fait !
    Signe que tu es prête à diriger toute ta vie !
    Bises à toi.

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  5. Rassure-toi, tu n'es pas seule à douter… douter des choix que l'on pas toujours vraiment fait, ceux où l'on s'est laissée porter par l'opportunité … là où on a jamais l'impression d'avoir pris de risque…

    Je ne sais encore pas aujourd'hui dans quelle activité je m'épanouirais vraiment, ou plutôt si, plein de choses, mais ce n'est jamais lucratif… je suis une contemplative, et je l'admets…

    Mais je sais une chose, c'est que je ne pourrais pas me passer de voyages. Allons bon, le salaire de mon job pas franchement motivant me permet au moins de me projeter dans ces intenses moments de liberté 😉
    … et me rassure aussi : les choix que j'ai fait dans ma vie perso me semblent toujours les bons. Pas de doue ici 🙂

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  6. Ca m'intéresserait de connaître le pourcentage de personnes heureuses au travail? Il me semble que les personnes les plus heureuses sont celles qui ont réalisé un projet personnel!? Quelle satisfaction cela doit apporter!
    Le projet 1, je suis pour!
    C'est déjà un bon début et de toute façon, rien ne sert de courir…

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  7. Bonjour Miss Zen,
    J'aime beaucoup votre blog.
    Je suis moi-même jeune maman (un peu sur le tard) et en proie à des doutes et à de nouvelles envies personnelles comme professionnelles.
    J'espère que vous mènerai à bien tous vos projets. Quels sont-ils exactement ? Peut-être qu'en les explicitant, nous pourrions davantage vous soutenir ou conseiller (regard extérieur) : personnellement, de par votre douceur et votre regard si bienveillant sur la vie, je vous imagine dans un travail au contact d'enfants…
    Bonne continuation.

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