Les jolis moments humeurs

Pas à Pas

J’ai grandi dans le quartier dans lequel mon père a grandi et celui dans lequel ma grand-mère a elle-même grandi….. Ce retour à mes racines, n’est donc pas un vain mot.
Quand mon père était petit c’était la campagne.  Mon père se souvenait des fermes, des champs,  avant que les rues ne soient tracées.
C’est très différent maintenant….
J’y retrouve mon souffle. Comme anticipé, je n’ai pas de baguette magique et mes nuages noirs ne sont pas devenus tout roses mais je me sens mieux, je suis plus confiante
J’avance dans les obligations administratives, je me promène, je cherche…..
Tous les jours, je croise quelqu’un que je connais et je papote
Tous les jours, je note dans mon agenda  des choses du style “initiation natation koala -16.00” au lieu de “ Production Savings Target Meeting”
Tous les jours, je vais au parc du Wolvendael ou de la Sauvagere (sic…. moi qui pensais échapper à la tradition du parc : mon fils a ses petites habitudes bien ancrées). Ici, les parcs sont des vrais espaces naturels pas des petits squares coincés au milieu des immeubles et des voitures …. Mon fils cherche des copains et ça me fait un peu mal au coeur vu qu’il avait déjà un petit réseau à Paris. J’imagine que ça ira mieux après la rentrée quand il se fera des amis en classe.
Envie de lire des bons romans, me plonger dans la Bibliothèque Idéale de Jean d’Ormesson, ou peut-être le dernier Labro, ou peut-être “Le rêve de Botticelli”.
Installer mon ordi sur la terrasse ou sur mon bureau d’étudiante face au jardin et écrire ce billet.
Des moments de flottement parfois, regarder le 20h , apercevoir la Tour Eiffel au générique et  me dire que ce n’est plus chez moi.
Regarder droit devant, regarder le soleil.
Sortir un peu de ma tête, sortir un peu de mes pensées.

Traverser notre quotidien en ouvrant régulièrement notre esprit à ce que nous vivons : sortir des mots, des pensées, des objectifs, quitter “le faire” pour “l’être. Se mettre à l’écart…..et se dépouiller de toute forme de volonté, ne plus rien vouloir, ne plus rien chercher…. Ne plus faire qu’exister ici et maintenant. Prendre juste conscience que nous sommes là, vivants.” C. André. Méditer, jour après jour.

4 réflexions au sujet de « Pas à Pas »

  1. Ne t'inquiète pas pour le Koala, à cet âge, tout est facile, et les copains Belges seront tout aussi cool, voire plus cool ! (cf notre humour et notre autodérision qui commencent dès le plus jeune âge) ! ^^
    (j'ai attendu plus longtemps, et le Ptit Con a eu bcp de mal à se faire des potes, à 16 ans)

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  2. Encore merci à toi de partager ce chemin que tu traçes. Si cela me touche, c'est aussi parce que cela me rassure car il montre que certain(e)s connaissent encore la voie pour quitter l'autoroute qui empêche le mode « être ».

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