Je disais donc j’ai abandonné le gros job et la vie parisienne.
Je suis retournée chez moi, à Bruxelles, dans une petite commune cossue de la banlieue bruxelloise. Je travaille un 1/3 temps, je passe beaucoup de temps avec mon fils et je fais ce qui me plait.
Ce petit tableau idylique se compose de plusieurs couches.
Dans le dernier billet, je vous confiais mes questionnements face à ce nouveau statut , mes doutes parfois…..`
Adieu le titre ronflant, les avantages liés et le salaire….
Pour la première fois de ma vie, je ne suis plus totalement indépendante. Je dois demander des sous à mon mari et je n’aime pas trop.
Pour la première fois de ma vie, je n’économise plus.
Ca m’embête, ca me gène et ça m’angoisse parfois.
Pour le reste : je fais attention, je consomme moins, je change mes habitudes et ça me plait.
Ce rejet de l’hyper-consumérisme a commencé après la naissance d’Antoine. Je crois que je me suis sentie submergée par ce trop de tout et ce manque aigu de temps. J’ai realisé à quel point le shopping incessant, l’accumulation, cet hyper-choix me poluaient la tête. Et je me suis mise sur la route de la simplification ou d’un minimalisme hédoniste et joyeux.
J’écrirai plus en details et sujet par sujet sur comment j’ai “minimisé” mes dépenses et achats.
Mais voila en vrac quelques pistes et pensées :
– je n’achète plus de magazines: mon castor m’en rapporte, il les prend dans les lounges d’aeroport et j’utilise mes points de carte bancaire pour m’abonner au ELLE (surtout depuis que Miss Gavalda a une toute petite chronique). Mais franchement, je pourrais totalement m’en passer. Les magazines sont des machines à vous créer toutes sortes d’envies……
-par la force des choses, il y a beaucoup moins de magasins dans mon quartier (aucun) que dans le quartier des Ternes. J’ai donc divisé les tentations par 1000. Mais, j’ai un jardin, deux énormes parcs/bois juste à côté et quelques bons commerces de bouche à 10 minutes à pied.
-plus de petites bouteilles d’eau, une gourde pour le Koala
-plus aucun achat de vêtement hors solde ou promo pour le Koala
-les livres en version poche uniquement (sauf listes de cadeau, hihihihi) – beaucoup de biliothèque avec le koala.
-je n’ai gardé qu’une toute petite garde robe, une petite penderie (4 fois plus petite que celle de Paris) et rien ne me manque. Oui, j’ai envie d’une paire de ballerine, de Converse blanche, de la jolie blouse du dernier catalogue Cyrillus, d’un beau manteau Max Mara. Mais, j’ai assez avec ce que j’ai. J’acheterai quand je le pourrai !
-produits de beauté, j’essaye de ne plus accumuler, de vider tout ce que j’ai et d’acheter uniquement ce don’t j’ai besoin. Je n’achète aucune grande marque sauf pour le parfum, un beau rouge à levres tous les 2 ans et ma poudre de soleil Givenchy et j’essaye de me les faire offrir aux grandes occasions. Sinon, je suis une grande fan de la parapharmacie (je fais des descentes au Monop quand je suis à Paris) pour les crèmes et lotions.
-très peu de gaspillage alimentaire, j’achète au plus juste. Je collectionne les bons, les promos. J’achète la viande, certains fruits et légumes bio le plus souvent possible. J’achète pas mal de trucs chez Aldi (eau, PQ, produits d’entretien, Kleenex, sopalin, sucre, etc). Les restes vont au chat, aux oiseaux et aux poules de ma soeur (qui du coup m’approvisione en oeufs 100% bio et gratuits)
-J’ai vécu pendant 14 ans dans un appartement parisien surchauffé, les vieux chauffages en fonte et leurs vannes anti-diluviennes ne permettaient qu’un règlage très approximatif : rien ou température sauna. Là , j’écris avec mon écharpe, une couverture sur le dos et le thermostat à minima. Je me prends pour Belmondo dans “Le Magnifique”….
Bref tout ça pour dire que le volet moins d’argent ne m’est pas si pénible, que du contraire.
Evidemment, je ne suis pas à la rue, je fais attention. Je le fais volontairement.
On a encore le luxe d’avoir pu ammènager confortablement la maison, je me paye un abonnement dans un très beau club de sport où mon fils prend aussi des leçons de natation, j’ai pu m’acheter une nouvelle voiture grâce à ma maman qui a avancé les sous.
Je n’ai donc pas le couteau sous la gorge.
Cette quête de simplification est liée à une profonde envie de changement de vie, une sorte de refus de l’argent roi même si il reste inévitablement le nerf de la guerre.
Allez, je continue mon bonhomme de chemin, ma petite quête, je vous emmène ?

En fait… tu vis à présent comme le commun des mortels, quoi ! 🙂
Dis-toi que tu ne mets qu'un vêtement à la fois pendant que les autres stagnent dans la penderie… que les magazines sont redondants et proposent toujours les mêmes thèmes aux mêmes moments, rien de neuf, quoi. Qu'à la vitesse où les enfants poussent et/ou déchirent, ils n'ont pas besoin de t-shirts hors de prix. Profiter de ses enfants n'a pas de prix.
Tu sais, depuis mon amour Breton, j'ai troqué un salaire confortable contre… 0 euro/mois, mais en échange, je suis payée en sourires, en câlins et en bisous. Bien sûr, nous ne partons pas 4 fois par an, mais nous vivons correctement et nos enfants ne manquent de rien… What else ? :))
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Je marche avec toi, très volontiers.
🙂
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yes, je te suis 🙂 et j'adore quand tu écris « poluaient » avec un seul « l »… le sens de la simplification jusqu'au bout 😉 C'est symbolique.
Des bizzz
(et oui pr les enfants c'est H&M ou promo de marques pas chères)
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Merci pour cet article…
Il m'aide… oui, je prends ton récit pour « argent comptant » et cela m'aide dans ma quête personnelle…
Je suis toujours assaillie par mille doutes, milles angoisses… alors qu'au fond de moi, ça bouillonne…
Je te lis tellement plus apaisée.. ça me laisse penser que peut être j'y arriverai aussi…
ta quête de la simplicité me démontre que je fais peut être fausse route… je suis partie plus sur le chemin du « bio/écolo » mais cela me frustre et m'angoisse encore plus je crois (il faut que j'écrive un article là dessus).. en fait, à te lire, je me dis que ma quête devrait débuter par une vie plus simple, moins speed, moins analysée… juste la vie quoi..
Donc merci encore… ça m'aide tout ça!! 🙂 Des bisous ma belle (et tu l'auras compris, j'ai hâte de lire la suite!!!)
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Mille fois d'accord avec Vanette. Elle parle de sagesse. La vie que tu vis est celle que tu t'es choisie, Miss Zen. Elle est en cohérence avec tes idées, tes valeurs. Tu as mis des années à faire ton choix et à opter pour cette voie que tu es en train de vivre. Tu y es enfin arrivée : du temps, de la qualité de vie, une consommation modérée, des relations saines et fortes. Donc… où est le problème ? Pose-toi la question : où est le problème ? La recherche de la perfection, du toujours plus, toujours mieux est sans doute le plus grand obstacle au bonheur. La meilleure vie ne'st pas une vie parfaite, la meilleure vie est faite des meilleurs choix qu'on puisse faire à un moment donné. Oui, tu pourrais gagner un peu plus, oui tu pourrais avoir un boulot plus reluisant, mais… au fond, est-ce si important ?
Je t'encourage à profiter de ce que tu as et à lâcher prise. What else ?
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Tu es marrante avec ta comparaison avec Belmondo. Je me souviens qu'une année, pendant une météo très froide durant quelques jours, j'avais adopté une position de repli c'est à dire ne chauffer que ma chambre. Mais au bout de 4 jours je commençais à péter un plomb parce que la lunette des WC était froide:))))) cela dit je te rejoins sur pas mal de choses parce que le gaspillage je n'aime pas. En fait je n'ai jamais aussi peu consommé qu'en ce moment. Je fais attention. Au fait tu as essayé le bouillotte sous le plaid lorsque tu est dans un canapé? C'est souverain.
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Vanette : Commun des mortels, je ne sais pas. Je n'ai pas cette impression, il me semble que la consommation intensive, le shopping restent essentiels pour la majorité. Les temps sont durs pour beaucoup et le portefeuille est serré mais (il me semble) que le mode de vie basé sur toujours plus n'est pas vraiment remis en cause.
J'aimerais être plus dans les certitudes comme toi mais ma nature profonde est de douter, de questionner. Maintenant, je suis sincèrement heureuse de mon choix de vie mais certains événements me poussent à m'interroger.
Valie : merci beaucoup, cela me fait plaisir
Le Chat ; tu vois je lâche prise, je suis moins dans le contrôle, la perfection. Je (re)deviens un peu belge, coooooool…..un peu, un tout petit peu.
Ladylaeti : je sais que nous nous posons souvent les mêmes questions, que nous partageons parfois les mêmes angoisses. Et toujours cette question « est-ce que je fais bien, est-que je ne me trompe pas de chemin ». Comme je le disais à Vanette, je ne suis jamais dans la certitude, c'est épuisant parfois mais c'est aussi mon moteur et maintenant je l'accepte et je m'en sers. Disons que j'essaye de me concentrer sur l'essentiel en éliminant tout le reste .
Anonyme : je ne suis pas à l'aise dans le blanc ou le noir. Je n'y crois pas, rien n'est blanc ou noir. Mon choix de vie, c'est essentiellement du bonheur, c'est mille fois mieux qu'avant. Mais je ne voudrais pas non plus faire croire que tout est parfait ou facile. Comme je le disais réduire les dépenses, repenser un mode de vie ne me pèse pas du tout. Pour moi, c'est la partie la plus facile car très largement compensée par d'autres plaisirs. Mais c'est très difficile pour moi de ne pas e^tre indépendante financièrement, ce n'est pas dans mon ADN.
C'est aussi difficile ,parfois, de « renoncer » à ce qu'on a longuement construit après avoir étudié et travaillé dur.
Encore une fois, je ne regrette pas mon choix, je suis mieux, plus détendue, plus épanouie mais je ne voudrais pas non plus faire croire qu'avant tout était noir et maintenant tout est magiquement blanc.
La vie ne rouge : la bouillotte ça doit être effectivement assez magique mais je te rassure le soir, je monte le thermostat ! des bises
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C'est mode de vie choisi ce qui change tout. Et tant mieux !
Fauvette
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