Les jolis moments humeurs

A Jean



Il me semble que je ne vous ai plus parlé, depuis trop longtemps, de mon amant rêvé : Jean 
(le castor ne vient quasiment plus sur mon blog, je peux donc me confier en toute tranquillité *).
Je suis accro à Jean depuis de longues années. Il m’avait si adorablement dédicacé “Le Juif Errant”. Je ne l’ai plus jamais laché.
Et pourtant, je n’ai pas acheté son nouveau roman.
Etait-ce vraiment un roman ? Si Jean m’avait écrit une belle histoire d’amour bercée par le souffle de l’histoire, je me serais évidement jetée dessus.
Les temps étant difficiles, je m’étais résolue à attendre l’inévitable sortie en poche. Mais voila, nous sommes faits l’un pour l’autre…  et j’ai trouvé “Comme un chant d’espèrance” à la bibliothèque.
J’aime profondement Jean : je me suis donc accrochée, je l’ai suivi dans les méandres de sa quête métaphysique, j’étais parfois perdue entre le mur de Planck, le boson de Higgs, le tout, le rien. Mais quand on aime….
Et puis, Jean m’a encore surprise et fait chavirer : sa culture rassurante, sa poésie de la connaissance, son goût pour le beau.
Il parle comme personne de ces choses qui ne s’achètent pas, ces choses qui nous donnent envie d’être plus intelligents, plus dignes, à des années lumières du salmigondi de pop-consommation dans lequel nous baignons.
Ecoutez-le nous parler de ces merveilles qu’il vénère : Saint Siméon près d’Alep, les “ Quatre Grandes “ abbayes de Provence, les portes du baptistère de Florence par Ghiberti, le Songe de Constantin par Piero della Francesca dans l’église San Francesco à Arezzo, l’adante du Concerto 21 de Mozart, un soir de la fin de l’été sur un bateau à voiles à travers le Dodécanèse, dans la baie de Fethiye ou au large de Castellorizo….
Jean. Continuez à me prendre par la main pour me faire découvrir vos merveilles, désormais délaissées.
Jean. M’écrirez-vous encore un grand roman pour m’emmener avec le vent du soir dans ce monde de poneys sauvages, d’érudits chics et nonchalants, de soleil et de poésie. Un monde sans rentabilité, sondage, investissement.
Votre monde qui s’en va.
Jean avez-vous trouvé dans vos enquêtes métaphysiques : le secret de votre éternité ?   Ne dites-vous pas  : “…tout est possible. Même l’invraisemblable. D’un côté, la certitude de l’absurde. De l’autre, la chance du mystère”.


* en fait, le castor n’est absolument pas jaloux, il m’avait poussée dans les bras de Jean à la faveur d’une séance de dédicace mais l’émotion fut trop forte, j’étais restée interdite, paralysée, muette, bref complètement tarte….  (Kairos était sans doute parti boire un verre et m’avait abandonée)

3 réflexions au sujet de « A Jean »

  1. Oh un amant ? quel chance 🙂 Naaan je blague…
    Mais avoir une admiration sans borne et un vrai plaisir à la lecture de son écrivain fétiche, c'est une grande joie qui nourrit tous les sens !
    Certains auteurs me procurent ce plaisir mais ils ne sont pas de la même trempe que ton amant Jean, la classe incarnée…

    J’aime

Laisser un commentaire